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Médiapop éditions collection Hors collection
Bibliothèque Humaniste de Sélestat
Pages de mémoire
Alberto Manguel, Bernard Plossu
17 septembre 2015
Installée à la fin du XIXe siècle dans une ancienne halle au blé, la Bibliothèque Humaniste de Sélestat a fermé ses portes fin 2013 pour une vaste opération de rénovation et d’agrandissement. Ce joyau était devenu au fil du temps un lieu tout à fait atypique, à la fois musée et bibliothèque, où l’Éloge de Sélestat par Érasme faisait vitrine commune avec le premier texte mentionnant l’Amérique, et où manuscrits et incunables côtoyaient une tête de Christ, des statues de saints, des porte-cierges de corporations et un plan en relief de la ville...
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Pour garder trace de cette atmosphère unique, de ce génie des lieux si particulier, les Amis de la Bibliothèque Humaniste ont souhaité qu’un grand photographe, Bernard Plossu, pose sur le noble établissement un dernier regard avant transformation. Il a rapporté de cette visite une quarantaine de photographies, qui sont désormais autant de pages de mémoire. Elles font l’objet de ce livre, auquel l’écrivain Alberto Manguel, qui a longuement séjourné à Sélestat pour son Histoire de la lecture (Actes sud), contribue en nous livrant une belle méditation sur l’universalité des bibliothèques.

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Photographie de Bernard Plossu
Texte d’Alberto Manguel
Né en Argentine en 1948, Alberto Manguel a passé ses premières années à Tel-Aviv où son père était ambassadeur. En 1968, il quitte l’Argentine, avant les terribles répressions de la dictature militaire. Il parcourt le monde et vit, tour à tour, en France, en Angleterre, en Italie, à Tahiti et au Canada, dont il prend la nationalité. Ses activités de traducteur, d’éditeur et de critique littéraire le conduisent naturellement à se tourner vers l’écriture. Composée d’essais et de romans, son oeuvre est internationalement reconnue. Depuis 2001, Alberto Manguel vit en France, près de Poitiers.

Bernard Plossu, né le 26 février 1945 à Đà Lạt, au Sud du Viêt Nam, est un photographe français. La plus grande partie de son travail est constituée de reportages de voyages.

De 1951 à 1962, Bernard Plossu étudie à Paris. Il commence la photographie très tôt : en 1958, il voyage au Sahara avec son père, muni d’un Kodak Brownie Flash, et, en 1965, part pour le Mexique dans le cadre d’une expédition britannique pour photographier la jungle du Chiapas. S’ensuivent de nombreux reportages en couleurs chez les indiens Mayas, en Californie, dans l’Ouest américain, le Nevada, le Midwest.

En 1970, il réalise un travail sur l’Inde, où naît l’idée d’une photographie « surbanaliste », qui, à l’instar du surréalisme mais de manière moins romantique, révèle une intensité immanente à la banalité.

Plossu continue à voyager énormément, réalisant de nombreux reportages couleurs, et, en 1975, effectue son premier voyage au Niger. Dès lors, il ne fait plus que des photos en noir et blanc prises avec une focale de 50 mm pour se placer en marge de la photographie commerciale. Il participe à l’aventure de Contrejour avec Claude Nori qu’il retrouve à la fondation des Cahiers de la photographie avec Gilles Mora, Jean-Claude Lemagny et Denis Roche.

En 1978 naît son fils Shane, qu’il photographie aussi régulièrement. En 1983, il commence à peindre et à travailler avec l’agence Fotowest. Son deuxième fils, Joaquim, naît en 1986 et sa fille, Manuela, en 1988.

En 1987, grâce à l’institut français de Naples, Plossu effectue un séjour photographique dans l’île Stromboli (Îles Éoliennes). L’année suivante, il s’installe dans l’île Lipari avec Françoise Nunez, rejoint ensuite par d’autres photographes. Auparavant, il a réalisé une série d’images de l’archipel éditée par Arte.

Entre 1987 et 1999, il était au Portugal. En 1998 et 1999, il a eu deux expositions en Portugais Photographie Centre - Centro Português de Fotografia, le bâtiment de l’ancienne chaîne et la Cour de Porto - antiga Cadeia e Tribunal da Relação do Porto, avec des photos sur la région métropolitaine de Porto et du Portugal, respectivement intitulé « Port » et « Pays de la Poésie », ce qui a entraîné catalogues avec le même titre.

En 2012, une exposition est consacrée à son voyage au Mexique en 1965. Présentés au musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon, plus de 200 clichés sont mis en avant, révélant la rencontre du photographe avec l’objet photographié. Plossu dira que ce voyage lui a permis de trouver son style, de forger sa vision. Ses instantanés relèvent donc plus de photographies personnelles, comme des souvenirs de voyage, souvent sans légende, prises au gré de son errance, sans chercher à dénoncer ou à montrer quelque chose.
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INFORMATIONS
langue Français
24x22cm
72 p.
poids 365 g.
isbn 978-2-918932-37-6
Format à l’italienne
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