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LimeLight éditions
Tempo
André S. Labarthe
Collectif, André S. Labarthe
10 juin 1993
Avec Tempo, à travers des témoignages, mais aussi des textes d’ASL lui-même, nous avons accès aux expériences qui ancrent dans la temporalité le parcours de celui pour qui le film est un « dispositif éphémère pour apprendre à vivre », « une épreuve, preuve de vie », un regard beaucoup plus qu’un message. Les photos qui ponctuent ou illustrent les textes nous confrontent au regard de ce réalisateur qui déclara à Jean-André Fieschi, un de ses collaborateurs aux Cahiers du Cinéma « Moi je peux faire un film sur absolument n’importe quoi » , preuve de sa curiosité, de son aisance et de son refus du concept d’auteur à politique et à domaine réservé et préétabli. Adepte de l’approche détournée du sujet, de l’artificiel comme voie d’accès au vrai, à l’esprit de contradiction, il nous oblige à reconsidérer ce que nous voyons et ce que nous savons, à décloisonner le champ de nos connaissances. Un subversif à la provocation tranquille et élégante. "Limelight édite un numéro hors-série sur Labarthe , tiré en format à l’italienne sur un assez beau papier coquille d’œuf, titré Tempo. En quatre-vingts pages denses et élégantes, on y trouvera évidemment des textes de Labarthe lui même – dont un, étonnant et lumineux, sur les notions de mise en scène et de critique, tiré d’un numéro des Cahiers daté de novembre 67. Mais aussi des interventions de Claude Chabrol qui se souvient de Labarthe critique comme d’une « Marie-Madeleine m’essuyant le visage », au moment de la sortie des Bonnes femmes; de Bernadette Lafont, quasiment amoureuse; de Jean-Pierre Thibaudat qui a donné un texte magnifique, Tombeau pour Haessel, de Jacques Siclier qui se souvient du chapeau de Labarthe et de celui de Jean-Claude Dauphin; de Jean-Luc Godard qui a envoyé un collage évidemment sybillin...En tout, une cinquantaine de textes que Jean-Marc Chapoulie, maîtres d’œuvre de l’ouvrage avec Bruno Chibane, définit comme « une collure, entre deux plans, la couverture de garde et la quatrième de couverture ». Quoi qu’il en soit, une belle première éditoriale." Les Dernières Nouvelles d’Alsace "André S. Labarthe par lui-même et par les autres (amis, collaborateurs, critiques) à travers la littérature, la peinture, la danse, le théâtre, la télévision, rencontres entre tous les arts mises en scène dans les films d’un cinéaste aux regards multiples à l’œil moderne : c’est le portrait-puzzle que reconstitue André S. Labarthe, Tempo, un numéro très spécial de la revue Limelight." Les Cahiers du CinémaÉPUISÉ

 

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Interventions de André S. Labarthe, Bruno Chibane, Jean-Marc Chapoulie, Antoine de Baecque, Jean-Luc Godard, Janine Bazin, Jean- Pierre Thibaudat, Gabriel Franck, Jean-Luc Dirick, hélène Gold, Jérôme Mallien, Pierre-Emmanuel Parais, Emmanuel Abela, Jacques henric, hervé Gauville, Brigitte Paulino- Netto, Alex Varenne. Entretiens de André S. Labarthe, Jean-André Fieschi, Jean Douchet, Claude Chabrol, Bernadette Lafont, Noël Burch, Laszlo Szabo, Sophie Barrouyer, Jacques Siclier, Jacqueline et Alain Ghertman, Alain Plagne, Carolyn Carlson, Chantal Boiron, Claude Ventura.
André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.

André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.
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INFORMATIONS
langue Français
27x20,7cm
82 p.
poids 300 g.
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