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LimeLight éditions
Bataille à perte de vue
(le carnet)
André S. Labarthe
10 octobre 2009
Ce sont là les notes prises au jour le jour pendant la préparation et la réalisation d’un film consacré à l’auteur d’histoire de l’oeil : Bataille à perte de vue. Tour à tour ou à la fois aide-mémoire et catéchisme, ce carnet désigne assez bien les circuits souvent misérables qu’est tenu d’emprunter le cinéaste dès qu’il se voit confier la redoutable mission d’affronter l’impossible. "Les notes d’ASL sont présentées comme dans un véritable cahier d’écolier, avec le quadrillage bleu clair et bleu foncé, la marge que délimite un filet rouge, et l’édition respecte les encres de couleur dont a usé le scriptomane. Comme la lecture n’en est pas nécessairement très pratique, dans un mouvement de pure complaisance à l’encontre du lecteur, en léger biais, se surimprime la page où le texte est dactylographié selon les normes classiques de l’édition occidentale. Cela s’appelle avoir le beurre et l’argent du beurre... Ce cahier est d’une part une réflexion sur l’oeuvre de Bataille et la place de cet écrivain aujourd’hui, mais aussi un véritable manifeste tranquille sur le travail de cinéaste. Labarthe ne fait pas de fiction. Il n’en a pas besoin. Son approche du réel vise à le transformer pour qu’il devienne ainsi plus limpide." Les Saisons de la Danse "Georges Bataille fut un autre artiste hanté par Dieu, mais c’était un autre Dieu, d’interdits et de jouissance. André S. Labarthe lui consacra un film dans la série des « Ecrivains du siècle ». Il nous livre aujourd’hui ses carnets de préparation et de tournage, dans une mise en pages de cahier d’écolier..." Les Cahiers du cinéma
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André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.

André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.
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INFORMATIONS
langue Français
16,5x22cm
60 p.
poids 104 g.