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LimeLight éditions collection Accords perdus
A corps perdu, évidemment
André S. Labarthe
10 mars 1999
Sorties de ce qui s’appelle ses «boites à idées», les courtes notes de Labarthe rassemblées dans cet ouvrage s’enchaînent comme autant de bouteilles à la mer. Disparates, passant du coq à l’âne (du clitoris à la météo), elles sont à l’image d’une pensée qui chemine seule. Leur sens véritable ne se révèle qu’une fois diluées dans le temps et l’inconscient. C’est dans le dégoût de développer qu’ont été rassemblées ces notes. Mais le dégoût ne tue pas le désir. Ici comme ailleurs, dégoût et désir se partagent un même plaisir - indissociable d’une culpabilité vague. Je n’insisterai pas : étant aussi le lecteur de ce que j’écris, c’est comme tel que j’exprérimente que, par son acharnement criminel à avoir raison de tout, toute pensée poussée trop loin m’achemine inexorablement sur le terrain miné de la preuve. « Les preuves fatiguent la vérité » notait Georges Braque. À quoi, pour être clair, j’ajouterai ceci : le sang n’étanche pas la soif de se perdre. A.S.L "Il ne pratique pas le dandysme surfait du paradoxe. A peine l’aphorisme lancé, il développe, et le raisonnement se fait ultraserré. L’homme du haîkaî est un redoutable dialecticien. Lisez-le attentivement. A corps perdu peut-être, mais sûrement pas à temps ni pensées perdus." Art press "A corps perdu, évidemment" rassemble des textes publiés dans la revue Limelight et qu’André S. Labarthe qualifie lui-même de notes « puisées presque au hasard dans des boîtes à chaussures ». Tout sujet lui est bon : cinéma, télévision, musique, danse, théâtre, photographie, peinture, et même le vermicelle, la puce, le verre, le sexe ou les violettes. Il écrit au plaisir, court, à l’essence, pratique le haïku qui rit, le rêve d’une nuit ou l’aphorisme nonchalant, art de la frustration et de l’évidence qui, comme un violon, ne supporte ni la médiocrité, ni l’à peu-près et s’épanouit dans la littéralité. Les Inrockuptibles
13,5 EUR
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André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.

André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.
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INFORMATIONS
langue Français
14x22cm
68 p.
poids 127 g.