panier
Votre panier est vide
Hélice Hélas collection Paon dans ton Q.I. !
Décroissance Développement
Pierre Yves Lador
15 mai 2012
Lador, dont tout le monde connaît et aime l’écriture arborescente et labyrinthique, s’empare du pamphlet, un genre que, relativiste absolu, il ne pratiquait pas trop, et, parce qu’il croit en l’adaptation darwinienne (pour qui, ne l’oublions pas, prévaut la sélection sexuelle à la naturelle), il serre son propos, affirme sa colère, dénonce les contradictions, pour une fois du monde et non pas les siennes. Le sujet, c’est la décroissance, philosophie ancienne (stoïcienne) autant sinon plus qu’action contemporaine et urgente. Bienveillant, il sait voir les mérites d’une telle position mais ne se fait guère d’illusion quant à son application générale car l’homme, s’il est bon en personne, est suicidaire en masse et seule la mondialisation appliquée, celle du capital virtuel, le fait courir à sa perte. Mais Lador ne saurait être nihiliste et nous aide, au-delà du sentiment d’avoir lu un beau texte, œuvre littéraire indépendante, en nous proposant trois scénarios, dont le troisième est le plus beau. Bon pédagogue, il conclut avec un programme en 11 points, salutaire, dont nous livrons, en avant-première, le dernier : Et souviens-toi, lecteur, de la devise de l’indépassable stoïcien, Supporte et abstiens-toi…
8 EUR
+ expédition
AJOUTER AU PANIER

 

---
Né de l’écume des mots, gémeau ascendant taureau, la bouche pleine de terre, Pierre Yves Lador découvre la bulle de savon durant la guerre, quand le savon avait le goût de fiel et que la maîtresse d’école lui lavait langue chaque fois qu’il prononçait avec son accent vaudois des mots de la terre ou du corps. Après des études de lettres, bien nommées car l’esprit n’y souffle guère, il enseigne de vaisseau, mais pris de mal de mère il va prêter des livres à la bibliothèque municipale de Lausanne, belle paysanne qui a fait ses humanités. Il dévore pendant un demi-siècle un livre par jour, quinze mille livres ou sept mille cinq cents kilos de romans policiers, de science-fiction, sans compter cinq mille bandes dessinées et devient un spécialiste de la lecture publique et de ce que l’Université peut appeler des mauvais genres ou la paralittérature. Directeur de la Bibliothèque Municipale de Lausanne dès 1979, grand défenseur du livre et de la lecture, il essaie de favoriser les itinéraires du désir dans sa bibliothèque pour provoquer la rencontre amoureuse de chaque lecteur et de chaque livre au cœur d’une société de plus en plus normalisante. Champion du relativisme absolu, il connaît six points cardinaux, nord, sud, est, ouest, nadir et zénith. Humble comme les bactéries et les champignons qui partagent son enveloppe charnelle, il est l’homme des combes et des cols plutôt que des sommets. Il jardine, arrachant plus souvent qu’il ne sème, peut-être ne s’aime-t-il pas assez ?, admirant la prolifération spontanée de la terre. Rien de ce qu’il écrit n’est dépourvu d’humour, d’ironie, d’érotisme, d’onirisme, de mélancolique jubilation et sans doute de visée initiatique. Il souhaite que son lecteur ait aussi l’esprit d’escalier, qu’il remonte et redescende, franchisse les seconds degrés, voire le troisième et joue avec lui. Comme il l’a dit lors de la remise du Prix des Ecrivains Vaudois 2013 qui lui fut attribué : "Je suis un tissu d’influences Et le plus gros concurrent d’Easy jet Pour deux fois moins cher mon livre vous emmène au cœur de vous-même Destination si lointaine qu’il est rare qu’on y arrive…"
Après des études de lettres, bien nommées car l’esprit n’y souffle guère, Pierre Yves Lador enseigne de vaisseau, mais pris de mal de mère il va prêter des livres à la bibliothèque municipale de Lausanne, belle paysanne qui a fait ses humanités.
Il dévore pendant un demi-siècle un livre par jour, quinze mille livres ou sept mille cinq cents kilos de romans policiers, de science-fiction, sans compter cinq mille bandes dessinées et devient un spécialiste de la lecture publique et de ce que l’Université peut appeler des mauvais genres ou la paralittérature.
Champion du relativisme absolu, il connaît six points cardinaux, nord, sud, est, ouest, nadir et zénith. Humble comme les bactéries et les champignons qui partagent son enveloppe charnelle, il est l’homme des combes et des cols plutôt que des sommets. Il jardine, arrachant plus souvent qu’il ne sème, peut-être ne s’aime-t-il pas assez ?, admirant la prolifération spontanée de la terre.

Après des études de lettres, bien nommées car l’esprit n’y souffle guère, Pierre Yves Lador enseigne de vaisseau, mais pris de mal de mère il va prêter des livres à la bibliothèque municipale de Lausanne, belle paysanne qui a fait ses humanités.
Il dévore pendant un demi-siècle un livre par jour, quinze mille livres ou sept mille cinq cents kilos de romans policiers, de science-fiction, sans compter cinq mille bandes dessinées et devient un spécialiste de la lecture publique et de ce que l’Université peut appeler des mauvais genres ou la paralittérature.
Champion du relativisme absolu, il connaît six points cardinaux, nord, sud, est, ouest, nadir et zénith. Humble comme les bactéries et les champignons qui partagent son enveloppe charnelle, il est l’homme des combes et des cols plutôt que des sommets. Il jardine, arrachant plus souvent qu’il ne sème, peut-être ne s’aime-t-il pas assez ?, admirant la prolifération spontanée de la terre.
0 commentaire

tag(s)
Littérature Pamphlet Hélice Hélas Lador, Pierre Yves partager

INFORMATIONS
langue Français
11x17cm
88 p.
poids 76 g.
isbn 978-2-970076-68-1
code barre
code barre