panier
Votre panier est vide
Éditions GwinZegal
Wayfaring
Patrick Messina, André S. Labarthe
10 mai 2013
Patrick Messina est un amateur de la forme urbaine dans ce qu’elle contient de hasards et d’hypothèses. Il aime arpenter la ville et faire partager son étonnement, sa curiosité, son attachement pour ce monde de transformations incessantes où des femmes et des hommes poursuivent une multitude de destinées singulières.
35 EUR
+ expédition
AJOUTER AU PANIER

 

Le regard du photographe s’attache à cet entrelacs de fluidité, de lumières, de ruptures qui caractérisent la forme des villes. Dans Wayfaring, Patrick Messina se joue des échelles, du point de vue à partir duquel il opère, pour créer un sentiment d’irréalité, plongeant le spectateur dans un trouble, une perturbation visuelle.Le photographe ne cherche pas à nous livrer des indices sur les espaces représentés. Peu lui importe de nous faire savoir si nous nous trouvons devant la photographie de telle ou telle métropole, c’est la ville au sens générique du terme qui est l’objet de son intérêt. Entre les paysages urbains « s’immiscent » des portraits qui mettent en exergue la fragilité de la présence humaine dans ces univers qui semblent nous échapper. On y découvre aussi toute l’ambiguïté du rapport qu’entretiennent nos sociétés contemporaines aux espaces « naturels » qui perdurent encore.

---
Texte d’André S. Labarthe
Patrick Messina est né en 1967. Diplômé de l’école l’Ecole Louis Lumière, il vit et travaille à Paris.
Paysage et portrait, Presse ou publicité, Patrick Messina a imposé dans les divers domaines de l’image sa propre sémantique : Tous les référents qui accompagnent notre quotidien sont comme passés à la loupe, magnifiés et mis en question tout à la fois.
Parallèlement à ses photographies de commande, il s’est engagé depuis quelques années dans un travail au long cours de paysages dans lequel il se joue des échelles et des points de vue et ne livre pas d’indication sur les villes ou pays représentés, fabriquant un sentiment d’irréalité.
Il est l’un des quatre fondateurs de la mission France(s) Territoire Liquide, recherche collective sur le territoire français débutée en 2011 et menée sous la direction artistique de Paul Wombell. L’ensemble a fait l’objet d’une publication d’un film et d’expositions. http://www.patrickmessina.com/

André S. Labarthe, né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie (France), est un critique, producteur, réalisateur et scénariste français.

André S. Labarthe commence sa carrière de critique cinématographique dans les années 1950. Il rencontre André Bazin qui le sollicite pour rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma en 1956. Il découvre le cinéma sans avoir la passion débordante pour le septième art de Jacques Rivette ou François Truffaut qui font déjà partie de la revue. Son regard critique va seul décider André Bazin à l’intégrer à l’équipe.

Membre discret et secret de la Nouvelle Vague, en marge de la marge, Labarthe est un esprit solitaire en perpétuelle ouverture sur le monde, associant librement le cinéma à la psychanalyse, au surréalisme, à la danse, à la littérature, à l’érotisme.

Sa propre vision va effectivement pour beaucoup contribuer aux positionnements critiques des Cahiers. À l’instar de ses collaborateurs, André S. Labarthe partage la même admiration pour certains réalisateurs tels que Jean Renoir, Howard Hawks ou John Ford. Il demeure aussi très attentif au cinéma émergent et participe à la promotion de la Nouvelle Vague et des nouveaux réalisateurs américains indépendants (John Cassavetes, Shirley Clarke). Ses dispositions à cet égard l’amèneront aussi à défendre le jeune cinéma italien, parfois contre l’avis de certains de ses confrères.

En 1964, il entame la collection « Cinéastes de notre temps » qu’il coproduit avec Janine Bazin et dont il réalisera lui-même plusieurs épisodes. Cette collection qui s’étend sur plus de quarante ans se compose de portraits de 52 minutes de cinéastes réputés. Le premier épisode, diffusé sur l’ORTF en 1964, est réalisé par Robert Valley et est consacré à Luis Buñuel  auquel André S. Labarthe est très attaché et qu’il a beaucoup contribué à faire reconnaître au sein de la critique. La collection propage au travers de la télévision, la vision critique des Cahiers et ancre davantage sa lecture de l’histoire cinématographique.

La démarche documentaire de Labarthe est antispectaculaire. Elle ne cherche pas le scoop, la réalisation est épurée et le commentaire succinct voire absent. Les documentaires de la collection Cinéastes de notre temps tente de retranscrire l’univers du réalisateur et fait oublier la présence de l’interviewer. En 1972, la collection s’interrompt. Elle reprendra sur La Sept-ARTE en 1988 sous le titre Cinéma, de notre temps dont les différents épisodes seront produits par la société de production audiovisuelle AMIP Xavier Carniaux. Ce changement de titre est lié à la volonté de l’auteur de constater cette rupture dans la continuité de la collection et la naissance d’une nouvelle époque, plusieurs réalisateurs filmés, alors contemporains, étant décédés entre temps.

Durant cette pause dans la série, André S. Labarthe ne reste pas inactif. Il collabore aux émissions Cinéma, Cinémas et Égale cinéma, pour lesquelles il réalise différents sujets sur ses cinéastes favoris. Il réalise aussi plusieurs documentaire sur la danse, notamment sur le chorégraphe William Forsythe, William Forsythe au travail, ainsi que Carolyn Carlson, Patrick Dupont, Ushio Amagatsu, qui emploie les mêmes principes de réalisation que Cinéastes de notre temps.

En 2003, le festival International du film Entrevues à Belfort lui consacre une rétrospective.

André S. Labarthe demeure avant tout un critique cinématographique. Qu’il s’emploie à exercer son métier dans ses articles ou derrière une caméra, c’est toujours dans un esprit d’analyse, de mise en perspective.
0 commentaire

tag(s)
Monographie Photographie urbain ville Éditions GwinZegal Labarthe, André S. Messina, Patrick partager

INFORMATIONS
langue Français - Anglais
34.5x27.5cm
56 p.
poids 735 g.
isbn 978-2-9537926-3-8
Couverture rigide toilée avec embossage
code barre
code barre