Monstre

Revue Monstre


auteurs titres
Collectif Monstre #02
Collectif Monstre #03
Collectif Monstre #04

Présentation
I don’t want to be the product of my environment,
I want my environment to be the product of me
In Martin Scorsese’s The Defated.

MONSTRE EST GAY
Monstre est une revue gay. Ça résonne comme un flyer de soirée à bout de souffle, et c’est précisément ce qui l’ excite.
Gay est un terme qui a été doublement dévitalisé. De l’extérieur, depuis que les hétéros s’en sont désintéressé (quand cela a cessé d’être perçu comme transgressif) et de l’intérieur, quand les gays ont choisi de devenir autre chose (bourgeois, queer…) ou plus rien du tout.
Mais c’est justement cela qui laisse le champ libre à sa réactivation. Au-delà des modes et des clichés, l’expérience gay continue d’être pertinente et riche de possibles. Parce que c’est de cela qu’il s’agit, être gay : c’est une expérience au monde.
Monstre va tenter d’en faire le compte-rendu non exhaustif, de porter un regard gay contemporain sur le monde d’aujourd’hui, sur le monde en train de se faire.
Monstre est une revue magnifiquement gay.

MONSTRE EST DISSIPEE. UN COUP A L’ENDROiT, UN COUP A L’ENVERS
Monstre ne colle pas à l’actualité, elle s’en décolle. La revue attrape les thèmes émergeant dans les marges avant de trouver un écho dans le grand public. Elle aborde les sujets à rebours, retourne les idées, défait les opinions, contrarie les sens, pour échapper aux récupérations.

MONSTRE A PRiS LE TEMPS dE SAVOiR CE QU’ELLE VEUT
Née de la rencontre d’un journaliste, d’un graphiste et d’un publicitaire, la revue Monstre a eu une longue gestation, deux ans.
Au départ il y a eu un constat : à côté des médias d’information gay, il manque une revue qui porte un regard plus subjectif, et moins contraint par le flux d’actualité. Puis petit à petit une évidence s’est imposée : entre les magazines de société, les revues de fond et les fanzines d’expression graphique, un espace était vacant.
Face à l’épuisement de la réponse purement iconographique (et bien souvent répétitive dans sa forme), ainsi qu’à la lassitude de la réponse critique, Monstre est une opportunité de prendre en main un certain nombre de questions d’une façon nouvelle.
Pour Monstre, toutes les formes de discours ont de la valeur. Le rapport du texte à l’image doit être repensé dans une optique de dialogue et non d’illustration. Le texte n’a pas uniquement pour objet de « réfléchir » ni l’image d’« émouvoir ». Ainsi une iconographie est plus qu’une illustration, c’est aussi un point de vue.

MONSTRE EST MULTIPOLAIRE
Il y a du monde dans Monstre. Les thèmes sont présentés sous forme de slogans, auxquels sont invités à réagir des contributeurs venant de disciplines diverses : artistes, auteurs, journalistes, universitaires, sociologues, architectes, musiciens, chorégraphes, metteurs en scène… ou simplement des personnes qui se sentent concernées. Les thèmes sont traités sous plusieurs formes : entretiens, portraits, témoignages, analyses, récits, mais aussi photographies, reproductions d’oeuvres, graphismes…
Monstre est un laboratoire de nouveautés. Monstre est là pour détendre l’univers, pour déstéréotyper, fluidifier et tisser du lien commun.

MONSTRE S’OFFRE A TOUS
Le lectorat de Monstre n’est évidemment pas une cible marketing, parce que Monstre est heureusement trop petit pour engager ce type de relation. Ce ne sera pas forcément non plus celui des magazines branchés, car ils ne font que reprendre des formes déjà épuisées, alors que Monstre en cherche de nouvelles.
Monstre souhaite engager un dialogue avec celles et ceux qui sont intéressés par l’extension du domaine du réel.
Dans un premier temps francophone, Monstre devra rapidement proposer un cahier de textes traduits en anglais, de sorte que, depuis Paris, la revue puisse échanger partout dans le monde sans contrainte de langue.

18 RUE RAMPAL
75019 PARIS
FRANCE